Depuis la création de la NBA en 1949, aucune femme n’avait été présente derrière les joueurs. Aucun règlement ne les en empêchait, pourtant la tradition et les mentalités formaient une barrière invisible pour les femmes qui souhaitaient entraîner des équipes. Cette barrière est tombée lorsque les San Antonio Spurs ont engagé la première entraîneuse adjointe à temps plein dans la NBA. Le nom de cette femme est Rebecca Lynn Hammon, une ancienne joueuse de la WNBA.

Pendant longtemps, elle a été ignorée par plusieurs, dont l’équipe nationale américaine. Becky Hammon se tourne alors vers l’équipe russe et participe aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, puis à ceux de Londres en 2012. Elle s’efforce de faire sa place et veut changer la perception des gens envers les femmes dans un sport encore trop souvent perçu comme masculin.
C’est en 2020 qu’elle marque l’histoire en devenant la première entraîneuse à temps plein dans la NBA, et dirige les San Antonio Spurs durant un match officiel à la suite de l’expulsion de l’entraîneur-chef Gregg Popovich. Cet événement marquant est capté en direct et partagé sur les réseaux sociaux, pour être vu à travers le monde entier.

Dans un monde hyperconnecté, les réseaux sociaux ont permis à Becky Hammon de devenir bien plus qu’une simple entraîneuse : elle est devenue un symbole. Son moment derrière les joueurs a fait le tour du web, inspirant des milliers de jeunes filles à croire qu’elles ont, elles aussi, leur place dans des rôles de leadership habituellement masculins. Cette réalité a été dénoncée à plusieurs reprises dans les médias, ce qui démontre l’importance de rendre visibles des femmes comme Becky.

Grâce au pouvoir des plateformes numériques, l’entraîneuse inspire aujourd’hui une nouvelle génération de femmes dans le sport. Elle partage en ligne une nouvelle mentalité et transforme les traditions pour accueillir davantage les femmes dans le sport, sans les catégoriser comme masculin ou féminin.
En ligne comme sur le terrain, Becky Hammon incarne le changement : elle ouvre des portes et prouve que l’excellence n’a pas de genre.
Quand on ose prendre sa place, on peut tracer le chemin pour bien d’autres.
